BIEN ARRIVÉE À OTTAWA

 Le 12 janvier à 16h30 en Charente,

à la salle de spectacle de Courcôme. 

« L’autre rive est celle où l’on se doit de n’aller jamais tout en rêvant de l’atteindre».

Irène Diamantis, psychanaliste.

 

En quête d’un psychiatre qui pourrait la guérir d’une phobie de la voiture qui la ronge depuis trente ans, une femme se souvient.

Marie-Yolande a 30 ans, 6 ans, 35 ans, 50 ans, 15 ans, emprunte des chemins, joue, rêve, se perd, panique, persiste dans la direction qu’elle s’est choisie, se heurte sans cesse à  ses propres empêchements.

De son enfance en Bretagne dans la ferme de ses parents à son départ pour Paris dans la 4L que lui a donnée son père, de son premier poème récité au collège à sa première phrase prononcée dans un film, du rayon développement personnel de la FNAC à une interview avec Michel Drucker, les tableaux s’enchainent, traçant les différentes facettes d’une femme fragmentée, en quête d’identité, déchirée entre deux territoires, figée entre deux rives : la Bretagne et Paris.

Mais un jour, une phrase fait sens, la pelote se démêle, et tandis qu’une image de sa mère l’interpelle dans une vieille vidéo, Marie-Yolande entrevoit soudain une histoire à raconter. C’est dans ce récit qu’elle trouvera la force de remonter sur scène, de se mettre à nouveau derrière le volant d’une voiture, et de conduire aussi sa vie comme elle l’entend.

Journal intime de Marie-Yolande

26 décembre 1993

Les origines du projet

 

En 2013, la comédienne Marité Blot a souhaité mon avis sur un projet de documentaire autour de la phobie, puis sur une pièce à deux personnages, puis sur un court métrage, puis sur un monologue… Autant de projets où le personnage principal se débattait avec elle-même, que le combat prenne la forme d’une lutte contre la phobie, contre la société ou contre des empêchements intimes. Autant de projets dans lesquels, de façon déguisée, par pudeur ou volonté de distance, le personnage principal était elle, Marité, en lutte contre un incompréhensible sentiment de fatalité.

 

            Ces thèmes de l’identité et des empêchements intimes me passionnent et je les questionnais depuis longtemps dans des nouvelles littéraires. Aussi, ai-je accepté sur-le-champ lorsque Marité Blot m’a proposé d’écrire un texte pour elle, convaincue que ce sujet touche la plupart des gens, qu’il s’agisse d’empêchements dans la sphère privée ou dans la sphère professionnelle. En effet, nous avons tous à parcourir un certain chemin pour découvrir notre identité véritable, dépouillée de ce que nous devons aux uns et aux autres, dépouillée de nos craintes, de nos complexes, de nos sentiments d’illégitimité, d’imposture ou d’échec.

 

            Alors, comme sur un chantier archéologique, nous avons creusé l’histoire de Marité : nous avons exhumé des couches d’enfance, de rêves et de souvenirs; nous avons observé à la loupe le temps présent et le temps d’avant : photos de famille, carnets de notes, journaux intimes, magasines d’époque, archives télévisuelles. Toute une matière pour illustrer non seulement l’histoire de Marité, mais aussi celle d’une famille, d’une époque et d’un territoire. Et tout un chemin pour réaliser que Marité, comme beaucoup d’autres, s’inscrivait au cœur du phénomène des transclass : ambivalences qui peuvent ronger celui ou celle qui quitte un milieu rural et sa famille pour un milieu intellectuel et une vie citadine, déchirement entre deux territoires, difficulté de couper le cordon et de réussir sa vie sans avoir le sentiment de trahir son milieu d’origine, empêchements inconscients pour étouffer les conflits intérieurs.

            De la lente prise de conscience d’un conflit de loyauté à la victoire contre la phobie, du silence pudique d’une enfant de paysans (Marité) à la parole libérée d’une actrice par la voix d’un personnage (Marie-Yolande), c’est ce parcours initiatique que raconte Bien arrivée à Ottawa. 

Création

21Janvier 2018

Production

Les Transsibériennes

Texte et Mise en scène

Tatiana Gousseff

Interprétation

Marité Blot

Lumières

Fred L'Indien

Son

Tatiana Gousseff - Didier Brun -

Jean-Michel Fages

Conception/

construction élément décor

Paul Alphonse

Spectacle soutenu par

La Maison Maria Casarès

Théâtre la Flèche

Ouest France. 24 janvier 2018

Agenda

12 janvier 2020

Centre socio-culturel de Courcômes (Charente)

9 janvier 2020

Rencontre au centre socio Culturel La Chrysalide, Ruffec

12 octobre 2019-30 novembre 2019

Théâtre de la Flèche, Paris

27 Janvier 2018

Représentation hors les murs à la Compagnie d'Avigny

21 Janvier 2018

Création à Clohars-Carnoët (Bretagne)

Ateliers d'écriture sur le territoire

21 août au 7 septembre 2017

Résidence à la Maison Maria Casarès

26 octobre- 6 novembre 2016

Résidence à la Maison Maria Casarès

6 au 19 juin 2016

Résidence à la Maison Maria Casarès et restitution publique.

Remerciements

Vincent Gatel

Aurélie Dumont

Maison Maria Casarès

Paola Comis/ Coupes de colère -

Le Souffleur de verre

Commune de Clohars Carnoët

Philippe Baron

I'INA

Didier Brun

Jean-Michel Fages

Théâtre La Flèche

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